NL : FR
 Flux RSS
Arrow Plan du site

Notre mission

' L'AFCN promeut la protection efficace de la population, des travailleurs et de l'environnement
contre les dangers des rayonnements ionisants'.

RADON

Questions Réponses - Semaine de l'enfant à naître

Index

  1. Les radiations ionisantes pendant la grossesse sont-elles dangereuses pour le futur enfant ?
  2. Je vais passer un examen radiologique (ou un examen de médecine nucléaire) et je suis enceinte ou peut-être enceinte: qu'est-ce que je dois faire ?
  3. J'ai subi un examen radiologique (ou de médecine nucléaire) alors que j'étais (peut-être) enceinte : que dois-je faire ?
  4. Les traitements de radiothérapie durant la grossesse sont-ils dangereux pour mon futur enfant ?
  5. Les conséquences d'un examen radiologique (ou de médecine nucléaire) pour le futur enfant sont-elles les mêmes en début qu'en fin de grossesse ?
  6. Je suis obligée de faire une radiographie pendant ma grossesse : peut-on protéger mon enfant ?

1. Les radiations ionisantes pendant la grossesse sont-elles dangereuses pour le futur enfant ?


Les embryons et les fœtus sont particulièrement sensibles aux effets des radiations ionisantes. Les risques majeurs sont l'induction de cancer, les malformations congénitales, les fausses-couches et les atteintes des fonctions cérébrales.

Le risque pour le futur enfant dépend cependant de la dose de rayons reçue et de l'état d'avancement de la grossesse. Beaucoup d'effets nuisibles ne se produisent qu'au-delà d'une certaine dose de rayons : aucun danger de voir ces effets-là si la dose administrée est plus basse que ce seuil. Certains peuvent survenir même après des doses très faibles mais le risque de les voir se produire à ces doses-là est si faible qu'il pourrait être considéré comme négligeable, en comparaison avec d'autres risques de la vie quotidienne. Certains effets enfin ne se produisent que pour une irradiation à un moment précis de la grossesse. Il est donc important de réaliser qu'une exposition d'un embryon ou d'un foetus aux radiations ionisantes n'est pas nécessairement et automatiquement suivie d'effets nuisibles.

Pour pouvoir estimer le risque, il faut connaître la dose de rayons reçue et le moment de la grossesse. Cela dit, certains examens radiologiques réalisés durant la grossesse exposent davantage votre futur enfant aux radiations ionisantes que d'autres. C'est le cas des examens qui touchent directement l'utérus, donc votre futur enfant (examens de l'abdomen, du bassin, de la colonne lombaire, de la hanche, ...), de ceux qui nécessitent des quantités de rayonnement plus importantes (CT scanners) et de ceux qui 'accompagnent éventuellement d'une exposition prolongée (radioscopie). Certains examens de médecine nucléaire peuvent également délivrer des doses relativement élevées au futur enfant.

Pour pouvoir évaluer le risque d'une irradiation prénatale que vous auriez subie, un avis spécialisé est nécessaire. Parlez-en à votre médecin.

 Retour en haut de page

2. Je vais passer un examen radiologique (ou un examen de médecine nucléaire) et je suis enceinte ou peut-être enceinte: qu'est-ce que je dois faire ?


D'abord et avant tout, parlez-en spontanément, même s'il ne s'agit que d'un doute, même si vous n'êtes pas certaine, même si vous en êtes aux premiers jours après la conception. Parlez-en au médecin qui vous propose de réaliser cet examen. Parlez- en au médecin qui fait l'examen (radiologue, nucléariste, ..) ou, si vous ne pouvez pas lui parler personnellement, au personnel (personnel à l'accueil, infirmière, technologue qui prend les radios, ...).

En cas de doute, et si l'examen n'est pas urgent, le médecin décidera vraisemblablement de postposer l'examen ou de faire préalablement un test de grossesse ou encore de remplacer l'examen par un autre examen n'utilisant pas les rayonnements ionisants (échographie, imagerie par résonnance magnétique, ...).

Si l'examen ne peut attendre et ne peut être remplacé par un examen non irradiant, il sera alors souvent possible d'adapter la technique d'examen de manière telle que la dose délivrée à l'embryon soit nettement réduite.

La même chose est vraie en cas de grossesse certaine. Il faut le signaler absolument. Le médecin pourra alors décider de postposer l'examen ou de le remplacer par un autre examen n'utilisant pas les rayonnements ionisants. Ici encore, si l'examen est vraiment indispensable et ne peut attendre, on pourra adapter la technique de manière à minimiser la dose au futur enfant.

 Retour en haut de page

3. J'ai subi un examen radiologique (ou de médecine nucléaire) alors que j'étais (peut-être) enceinte : que dois-je faire ?


Si vous avez des craintes d'être enceinte alors que vous venez de passer un examen radiologique, essayez d'en savoir plus sur votre condition. Pratiquez un test de grossesse et parlez-en à votre médecin traitant ou à votre gynécologue.

Si la grossesse est confirmée, celui-ci prendra contact avec le médecin chez qui l'examen a été réalisé, afin de connaître la dose reçue. Le radiologue (ou le nucléariste) a la possibilité de consulter un expert en radiophysique médicale pour déterminer précisément la dose reçue par votre futur enfant durant l'examen.

Votre médecin traitant ou votre gynécologue sera alors en mesure de vous informer sur le risque pour votre enfant. En pratique, dans la majorité des cas, les patientes, correctement informées, sont rassurées et acceptent de prendre le risque. Ce risque est en effet souvent assez petit comparé à d'autres risques de la vie courante. Dans de rares cas, lorsque la dose à l'abdomen (donc à l'embryon ou au fœtus) est élevée, le risque pour votre futur enfant est loin d'être négligeable. Est-il encore acceptable ? La décision finale à ce sujet vous reviendra toujours, sachant que l'estimation des risques pour votre enfant, la probabilité qu'il présente plus tard un problème, est une estimation et non une certitude.

N'oubliez pas non plus que le suivi régulier de votre grossesse est la meilleure garantie pour réduire un certain nombre de problèmes et de risques auxquels vous et votre futur enfant pourriez être confrontés tout au long de celle-ci. Un suivi insuffisant de votre grossesse, un comportement inadapté durant celle-ci (consommation excessive d'alcool, tabagisme, mauvaise alimentation), exposent parfois davantage votre enfant à des risques de complications que beaucoup de procédures radiologiques que vous pourriez subir durant votre grossesse.

 Retour en haut de page

4. Les traitements de radiothérapie durant la grossesse sont-ils dangereux pour mon futur enfant ?


Oui. En radiothérapie, les doses utilisées sont toujours élevées, même si elles chutent rapidement à distance des parties du corps que l'on cherche à traiter. Si un traitement lourd est nécessaire à votre santé durant votre grossesse, il conviendra d'évaluer les options possibles et de prendre les décisions qui s'imposent, en collaboration avec l'ensemble des médecins concernés. Dans certains cas, l'irradiation du futur enfant est inévitable et très importante. En pareil cas et si un accouchement provoqué de manière prématurée n'est pas possible, il est probable qu'un avortement soit proposé.

 Retour en haut de page

5. Les conséquences d'un examen radiologique (ou de médecine nucléaire) pour le futur enfant sont-elles les mêmes en début qu'en fin de grossesse ?


Les risques attribuables aux radiations ionisantes sont différents selon l'état d'avancement de la grossesse.

Au tout début (premiers jours), lorsque la dose dépasse une certaine valeur, il existe un risque d'avortement induit. Des observations récentes chez la souris suggèrent que des effets (malformations) pourraient aussi être provoqués chez l'être humain après une irradiation à ce moment. Il convient donc d'éviter toute irradiation inutile d'un embryon lors des premiers jours après la conception (donc même avant le retard de règles puisque la fécondation se produit vers le milieu du cycle menstruel de la femme). En pratique, il est important que tant les médecins prescripteurs que ceux qui réalisent les examens vous interrogent soigneusement pour savoir non seulement si vous « êtes » enceinte mais aussi s'il existe une « possibilité » de grossesse débutante. A l'inverse vous devriez attirer spontanément l'attention du personnel médical sur l'existence « possible » d'une grossesse.

Après les premiers jours et pendant toute la période du développement des organes (environ les deux premiers mois de la grossesse), le risque essentiel est de provoquer des malformations. Ces malformations peuvent être retrouvées à la naissance ou être à l'origine d'une fausse-couche. Sur la base d'expérimentations animales, il existerait heureusement un seuil de dose en dessous duquel ce risque n'existe pas. A partir du troisième mois de la grossesse, le risque majeur est celui de dégâts au cerveau en développement, qui peuvent être entre autres à l'origine d'un retard intellectuel.

Enfin, les expositions du futur enfant aux radiations ionisantes peuvent entraîner une augmentation du risque de développer un cancer aussi bien durant l'enfance que durant la vie adulte. Cette augmentation de risque est d'autant plus importante que la dose était importante. Contrairement aux effets décrits précédemment, cet effet peut s'observer après une irradiation à n'importe quel moment de la grossesse.

 Retour en haut de page

6. Je suis obligée de faire une radiographie pendant ma grossesse : peut-on protéger mon enfant ?


Il existe des techniques pour protéger votre futur enfant. Cela peut aller de la simple pose d'un tablier de plomb sur l'abdomen au moment de l'examen à la modification de paramètres d'utilisation des appareils.

Certains examens radiologiques proposés en fin de grossesse (pour déterminer par exemple si une césarienne est nécessaire) peuvent utiliser des techniques spéciales moins irradiantes, parfois même en utilisant un scanner, pourtant en principe assez irradiant.

 Retour en haut de page


Contact

 
 
 

INES

 


 version imprimable Home

Copyright 2013 © - Mention légale