L’Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) vient de publier son rapport annuel 2025 concernant les rejets d’effluents radioactifs et la surveillance radiologique du territoire belge. Les conclusions sont claires : les rejets sont strictement contrôlés et leur impact sur la population et l’environnement est très faible.

Des rejets radioactifs largement en dessous des limites
Pour l’année 2025, les sites nucléaires belges (Doel, Tihange, Mol Dessel, Fleurus) et les établissements industriels de classe IIA (universités, hôpitaux universitaires) ont respecté leurs autorisations de rejet.
- Les rejets d’effluents liquides et gazeux restent largement inférieurs aux limites réglementaires ;
- Les tendances observées sont globalement stables par rapport aux années précédentes ;
- Quelques dépassements ponctuels ont été observés dans certains établissements de classe IIA, mais sans impact significatif et avec un suivi approprié.
Ces résultats confirment l’efficacité des systèmes de contrôle et des mesures d’épuration mis en place dans les installations.
Un impact radiologique négligeable pour la population
Autour des sites nucléaires, les calculs d’impact radiologique montrent que l’exposition du public reste très largement inférieure à la limite réglementaire de 1 mSv/an. À titre de comparaison, l’exposition moyenne liée à la radioactivité naturelle en Belgique est de 2,4 mSv/an.
Une surveillance environnementale étendue et robuste
La surveillance radiologique repose sur un dispositif complet combinant :
- plusieurs milliers de prélèvements dans l’air, l’eau, les sols, la faune et la flore ;
- environ 25 000 analyses radiologiques par an ;
- un réseau automatique TELERAD avec 254 stations de mesure en continu ;
- des inspections régulières des installations.
Ce dispositif permet de détecter rapidement toute anomalie et de suivre l’évolution de la radioactivité sur l’ensemble du territoire.
La surveillance radiologique menée par l’AFCN confirme que la situation en Belgique reste globalement bonne. Les niveaux de radioactivité mesurés dans l’environnement (air, eau, sols, chaîne alimentaire…) sont faibles et principalement dus à la radioactivité naturelle. Les substances radioactives d’origine artificielle sont rarement détectées, et lorsqu’elles le sont, leurs concentrations restent très faibles, sans impact pour la population ni pour l’environnement.
Les contrôles montrent également que les installations nucléaires respectent les normes en vigueur, sans effet mesurable sur leur environnement. Certaines zones, comme la région de Mol-Dessel, font l’objet d’une attention particulière en raison de contaminations historiques liées à certaines activités industrielles, mais les niveaux observés y restent faibles et en diminution au fil des années.
Globalement, ces résultats confirment la robustesse du système belge de surveillance radiologique et que la Belgique reste un environnement sûr du point de vue radiologique.
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