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Menace terroriste

Le régime de sécurité nucléaire consiste en un ensemble de mesures qui sont continuellement réévaluées en fonction des développements sociétaux, des nouvelles informations pertinentes et du retour d'expérience du terrain.

C'est ainsi que l'attaque terroriste sur la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015 a donné lieu à une série de mesures de sécurité supplémentaires. Il en va de même pour les attentats de novembre 2015 à Paris.

Fin 2015, il s'est avéré que la maison d'un haut fonctionnaire du secteur nucléaire belge avait été espionnée par des personnes en lien avec les auteurs des attentats de Paris en novembre 2015. Bien qu'il n'y avait pas d'indication concrète d'une menace terroriste spécifiquement dirigée contre un établissement nucléaire, tout le secteur nucléaire belge est passé en état de vigilance accrue.

Suite aux attentats terroristes du 22 mars 2016 à Bruxelles et Zaventem et au passage au niveau 4 de menace (et par après à nouveau au niveau 3), l'AFCN a décidé de maintenir d'application toutes les mesures complémentaires de sécurité.

Dans le même contexte, le gouvernement belge avait déjà décidé fin 2015 de créer un corps de surveillance et de protection spécialisé au sein de la police fédérale. Cette nouvelle Direction sera notamment chargée de la sécurité des installations nucléaires en Belgique. Dans l'attente de la création effective de ce corps de police spécialisé, des militaires sont déployés sur les sites nucléaires belges. Les militaires ne prestent pas sous l'autorité de l'exploitant et n'endossent pas non plus les tâches des services de gardiennage des sites nucléaires. L'exploitant reste donc responsable de prévoir les contrôles d'accès nécessaires et de garantir une sécurisation adéquate. Les militaires fournissent une capacité de réponse armée sur le site, en soutien à la police locale et fédérale.