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Dosimétrie du personnel

Les personnes professionnellement exposées, qu’il s’agisse de travailleurs, d’étudiants, de stagiaires, de travailleurs contractants  ou indépendants, doivent porter un dosimètre à hauteur de la poitrine destiné à mesurer la dose efficace corps entier.

Si un tablier de plomb est porté, le dosimètre est porté sous le tablier. S’il y a un risque que la dose efficace annuelle soit supérieure ou égale à 6mSv, un 2ème dosimètre sera porté au-dessus du tablier pour pouvoir tenir compte de l’exposition des parties du corps non protégées dans le calcul de la dose.

Si une irradiation est à craindre plus spécifiquement pour une partie du corps, en plus du dosimètre poitrine, un ou plusieurs dosimètres spécifiques peuvent être portés (ex : dosimètres mains, doigts, chevilles, cristallin, …). Ceux-ci sont obligatoires si les 3/10 de la limite de dose annuelle pour ces parties spécifiques sont susceptibles d’être excédés.

A titre d’exemple, dans le secteur médical, sur base de l’étude des risques, une dosimétrie au niveau de la main est souvent préconisée pour les technologues en médecine nucléaire ou les praticiens en radiologie/cardiologie interventionnelle. Ce dernier groupe est également critique pour l’exposition au niveau du cristallin. L’abaissement prochain de la limite de dose au cristallin de 150 mSv à 20 mSv par an va entraîner une augmentation du nombre de travailleurs suivis ponctuellement ou en routine pour l’exposition du cristallin. Une référence intéressante en la matière est l'étude Exdos réalisée en 2010 qui s’est penchée sur la situation belge concernant l’exposition du cristallin et des extrémités pour différentes applications médicales.

Le service de contrôle physique et le médecin du travail agréé doivent être consultés pour le choix d’une dosimétrie et d’un programme de surveillance dosimétrique adaptés à un poste de travail donné.

La liste des services de dosimétrie agréés pour l'exécution de la dosimétrie externe et la liste des dosimètres repris dans leur agrément se trouvent sur le site de l'Agence.

S’il est établi entre un exploitant et une firme contractante que la surveillance dosimétrique de travailleurs contractants est prise en charge par cette dernière, il est impératif que l’exploitant s’assure auprès de son expert en contrôle physique que cette surveillance est au moins équivalente à celle de ses propres travailleurs.

Le service de contrôle physique et le médecin du travail sont légalement conjointement responsables de la détermination des doses. Le service de contrôle physique se charge pour l’exploitant de la comptabilité des doses des personnes sur base des résultats de lecture fournis par le service de dosimétrie et la communique à intervalles réguliers au médecin agréé qui à ce propos effectue un suivi rapproché d’un point de vue de la santé. Annuellement, les tableaux individuels d’exposition et de décontamination qui sont établis par le service de contrôle physique, contresignés par l’employeur et le médecin agréé concernés sont conservés à ces 2 niveaux. C’est également le service de contrôle physique qui se charge pour le compte de l’exploitant du transfert annuel des doses professionnelles vers le registre d’exposition centralisé.